ACCUEIL ONG SIN-DO PROGRAMMES ET PROJETS DEPARTEMENTS EXPERTISE CONTACT ENGLISH
 
Nos orientations
Nos axes d'intervention
Nos réseaux
Notre équipe
Nos partenaires
 
Bénéficiaires
Partenaires
Collaborateurs
 
 
 
 Contre la maltraitance des enfants - Société civile, ONG et Etat sur pied de guerre

La recrudescence de la maltraitance des enfants inquiète l’Etat. Aussi, en vue de mettre un terme définitif à ce phénomène, la société civile, les organisations non gouvernementales installées au Sénégal ainsi que les partenaires financiers dont l’Unicef ont décidé de soutenir la politique de protection de l’enfance prônée par le gouvernement.

Depuis de nombreuses années, le Sénégal s’est engagé dans une politique hardie de promotion et de protection des droits de l’enfant. Ce qui s’est traduit par une forte mobilisation des autorités politiques, des organisations de la société civile et des partenaires. Toutefois, certains facteurs tels que la pauvreté, les pesanteurs socio-culturelles et les changements importants intervenus dans le domaine économique, environnemental et social, durant ces dernières décennies, ont mis à mal les mécanismes de protection de l’enfant et se sont traduits par une augmentation vertigineuse des cas de maltraitance.

Selon, le directeur de la protection de l’enfance, Bassirou Kébé, même si des données fiables ne sont pas encore disponibles sur le phénomène de la maltraitance des enfants, les médias rapportent régulièrement des cas de viols, de violences physiques sans que les communautés concernées ne puissent y remédier. ’Le niveau atteint par ces cas de maltraitance nécessite une réponse nationale importante et qui soit bien coordonnée, au regard de la multiplicité des situations et des acteurs impliqués’, lance-t-il. C’est dans ce sens, d’ailleurs, que le ministère de la Famille s’est engagée, en partenariat avec l’Unicef, à créer un large mouvement social pour lutter contre le phénomène de la maltraitance des enfants.

Pour rendre effective cette initiative, le directeur de la protection de l’enfance a convié hier autour d’une même table, les représentants des ministères de l’Intérieur et de la Justice afin d’identifier les actions à dérouler en vue de mettre sur pied un plan de communication et de mobilisation sociale.

Selon le représentant du ministre de la Justice, le code pénal sénégalais contient des dispositions rigoureuses qui oeuvrent à la protection de l’enfant. Cependant, signale-t-il, cet arsenal juridique ne semble pas impressionner certains délinquants qui ne se privent pas de mener leurs basses oeuvres. ’La protection des enfants est un investissement pour le futur de notre pays, d’où l’importance de mettre un terme à la maltraitance des enfants’, déclare le représentant du ministre de la Justice. Aussi compte-t-il sur les recommandations qui seront tirées de cette rencontre pour pousser son ministère à changer de stratégie.

Abondant dans le même sens, le chef de la brigade des mineurs, Mamadou Sylla estime, pour sa part, qu’un seul ministère ne peut résoudre ce problème. ’Il est impératif que les ministères concernés travaillent en synergie pour assurer la protection des droits des enfants’, dit-il. Mamadou Sylla n’a pas manqué de proposer le relèvement des peines d’emprisonnement contre les auteurs de viols. Ce, afin de décourager les délinquants sexuels.

 
© ONG SIN-DO 2006 - 2010. All rights reserved